Les Catilinaires, Amélie Nothomb, 1995 4/5
La solitude à deux, tel était le rêve d'Emile et de Juliette. Une maison au fond des bois pour y finir leurs jours, l'un près de l'autre. Étrangement, cette parfaite thébaïde comportait un voisin. Un nommé Palamède Bernardin, qui d'abord est venu se présenter, puis a pris l'habitude de s'incruster chez eux chaque après-midi, de quatre à six heures. Sans dire un mot, ou presque. Et cette présence absurde va peu à peu devenir plus dérangeante pour le couple que toutes les foules du monde. C'est une comédie très noire, d'une lucidité tour à tour drôle et dévastatrice, que nous offre ici la romancière d'Hygiène de l'assassin, révélation littéraire de 1992. L'écriture est calme, comme les ongles avant de griffer. C'est la même main qui caresse et qui gifle, et ce sont les mêmes visages qui sont pantins et ennemis, poupées et monstres tout ensemble. Renaud Matignon, Le Figaro littéraire.
Les Catilinaires est un roman qui m'a beaucoup plu! C'est vrai, il est l'un des seuls livres qui m'ont vraiment fait rire à haute voix, et cela dès le début de l'histoire. Même si cette dernière tarde un peu à se mettre en place et à introduire certains personnages, je ne m'y suis ni perdue ni ennuyée. Au contraire, cette certaine lenteur n'a fait qu'accélérer mon rythme de lecture, me poussant toujours à lire une page de plus afin de découvrir ce qu'il s'y passerait. J'ai aussi trouvé les personnages très attachants. Néanmoins, il reste quelques points dans le récit qui m'ont titillée; comme, par exemple, la description du personnage de Juliette par Émile, qui la dépeint comme une fillette, ce qui m'a tout de même dérangée en lisant le livre. De plus, je ne saurais contredire certains autres lecteurs sur la représentation des personnes grosses, qui me paraît à moi aussi très déplacée. En effet, Nothomb décrit le personnage de M. Bernardin comme une personne dont la grosseur est répugnante, ce qui me laisse légèrement sans voix. Effectivement, le fait d'enlever de l'humanité à un personnage sous prétexte de sa forme physique me déplaît. Pour terminer, je dirais que le rebondissement de ce livre était très cohérent avec l'histoire et m'a bien plu. Je donnerais alors, en me basant sur ma compréhension et ma lecture du roman, la note de 4/5.

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